One Ok Rock au Bataclan – 27 octobre 2013

ONE OK ROCK, ce groupe faisait clairement partie des artistes de J-Rock les plus demandés en France. On se souvient tous (ou presque) de leurs débuts avec Keep it Real en 2006, on se souvient qu’ils faisaient partie de ces groupes de rock qui, sans avoir fait de Tie-up,  ont vite rencontré du succès sur la chaîne Nolife alors que cette dernière n’en était qu’à sa première année de diffusion. Chacun des clips du groupe a au moins été dans le Top 3 du J-Top. Depuis leur retour en 2010 (en tant que quatuor), leur public n’a jamais cessé de s’élargir chez nous, ce qui a par ailleurs donné naissance à la Street Team que je salue. Bref, on attendait tous avec une certaine impatience le jour où ONE OK ROCK se pointerait enfin chez nous. La question, c’était : Quand ?

C’est donc fin mai que la nouvelle tomba via la page facebook de B7Klan : ONE OK ROCK en tournée européenne avec une date à Paris au Bataclan le dimanche 27 octobre 2013.  Le problème, c’est que B7 Klan était loin de se douter de l’éventuel sold-out en quelques heures (et non pas en 2 mn comme on nous l’a longtemps rabâché) qui allait survenir. Résultat : beaucoup de fans qui n’avaient pas de billets et malheureusement, des reventes au marché noir à des prix exorbitants (toutefois, synonyme de succès). Alors changement de salle ou pas ? Au final, B7 Klan a rajouté une date : mercredi 23 octobre 2013 au Trianon. Et pour ceux qui n’avaient toujours pas de billets, le tourneur a mis en place la vente de pack comprenant un aller-retour en bus depuis Paris vers Amsterdam pour la date néerlandaise. On félicite B7 Klan pour avoir été au service des fans.

Revenons au concert. Un peu avant 14h, la file d’attente s’étendait déjà tout le long du boulevard Voltaire. Des fans étaient là depuis tôt le matin, voire la veille malgré l’interdiction de B7Klan de stationner devant le Bataclan. Pendant l’attente, les fans se sont vus proposer de se faire dessiner/scotcher une croix noire sur la main (clin d’œil au clip de Clock Strikes).

Comme prévu, c’est un peu avant 19h30 que les portes du Bataclan s’ouvraient. Une bonne partie des fans s’étaient dirigés vers le stand de goodies en attendant le début du concert une heure après. C’est donc avec l’intro du dernier album Jinsei x Boku =, ~Where idiot should go~ que les 4 membres foulaient la scène du Bataclan, sous les cris et les applaudissements du public.

Le concert débute donc avec Ending Story?? et le moins que l’on puisse dire, c’est que le groupe est chaud, tout comme le public. Toru danse avec sa guitare, le bassiste Ryôta, torse nu (un peu à la Red Hot Chili Peppers) va à la rencontre du public tout en leur tirant des grimaces, Tomoya assure le boulot à la batterie tout en sourire et Taka, quel charisme, quelle voix, quelle puissance ! Le chanteur assure par ailleurs cette magnifique partie rappée (avec un flow rappelant les rappeurs US) d’Ending Story ??. S’ensuit l’intro à la basse de Deeper Deeper pendant lequel le public tape des mains, chante et se déchaîne et le martèlement de batterie annonçant Nothing Helps.

Après 3 pistes entraînantes, on change de registre avec la ballade de l’album Zankyo Reference,  C.h.a.o.s.m.y.t.h durant lequel le public accompagne Taka en balançant les mains de droite à gauche (le temps aussi de reprendre son souffle).

Taka enchaîne avec un MC en demandant s’il y avait des gens présents au concert du Trianon (qui s’était déroulé quelques jours auparavant) : les quelques personnes qui avaient eu le courage de lever la main ont dû essuyer quelques huées de la part du public. Le chanteur demande ensuite au public de s’accroupir et de sauter mais visiblement, la foule préfère rester debout, au grand dam de Taka. Un petit rituel « raté » qui fait toutefois office d’amorce pour la chanson suivante : l’entraînant Let’s Take it Someday suivi du frénétique Jibun ROCK.

S’enchaîne ensuite le combo Clock Strikes/Be The Light durant lequel le public calme ses ardeurs, tout en accompagnant Taka pendant les refrains. Certains auront levé la main sur laquelle était dessiné/scotché la fameuse croix noire pendant le break de Clock Strikes, mais pas sûr que les membres du groupe aient vu quoi que ce soit. Be The Light aura fait verser quelques larmes à certain(e)s fans, visiblement ému(e)s par la chanson.

Le show reprendra de l’intensité avec LIAR qui fut l’un des moments forts de ce concert : Taka chante avec ses tripes, tout comme le public d’ailleurs et l’on se demande bien comment lui et ses compères peuvent dégager autant d’énergie après plusieurs dates en Europe.

Les 4 membres s’adonnent au jeu des MC en français pendant lequel ils nous font part de leur joie d’être ici, en France (pour la 2ème fois, huhu). La palme d’or du fan-service, ça ne sera pas pour Taka (« I’m a shy boy ! » a-t-il répondu) mais pour le bassiste Ryôta, qui, à la demande du public (« À POIL ! À POIL ! ») a enlevé son futal (tel un bon fan des RedHot).  Bien sûr, il a bien fallu immortaliser ce moment mais bon, faudra demander à Taka pour la photo (le coquinou) !

Après cet interlude, le concert repart de plus belle. Taka demande au public de chanter les « Wooohohoho » qui annoncent Answer is near. Suivront le furieux NO SCARED durant lequel le public se déchaînera (sans pour autant être touché par le virus du headbang), Re:make et enfin, Kanzen Kankaku Dreamer, la chanson qui avait relancé le groupe en 2010.

Le live semble se terminer sur The Beginning (parce que, oui, ces premiers concerts d’ONE OK ROCK en France/en Europe ne sont qu’un début) mais en fait, non, il y a toujours cette fameuse chanson de rappel qu’on attend tous et c’est donc la ballade Wherever you are qui clôtura cet excellent show d’1h40.

Que dire de ce concert ? Un groupe vraiment taillé pour le show, un public au rendez-vous, une sono acceptable, à défaut d’être parfait, une organisation irréprochable : en cette année 2013, après avoir accueilli les shows d’ASIAN KUNG-FU GENERATION et de Perfume, le Bataclan s’est une nouvelle fois enflammé pour ONE OK ROCK. La setlist peut sembler courte mais l’intensité était telle que l’on se demande bien si on aurait pu rester debout pour quelques chansons de plus. 

ONE OK ROCK fait partie de ces artistes japonais qui pourraient porter les couleurs de la scène rock nippone, tellement vaste mais tellement mésestimée.  Au vu des récents travaux du groupe (que ce soit au niveau de la production du dernier album, signée Tue Madsen et John Feldman, ou de la collaboration de Taka avec Simple Plan), on se doute bien qu’une carrière internationale se met en place mais on espère toutefois que le groupe ne se perdra pas dans des compositions faciles voire insipides. Car ONE OK ROCK, c’est du rock péchu qui dépote en live et il faut que ça le reste !

Quoiqu’il en advienne du futur, ce concert restera dans les annales comme étant le meilleur concert de J-Rock de l’année 2013 ! Le groupe a par ailleurs promis de revenir, on attend tous ça avec impatience (mais pas avant la sortie du nouvel album, cela va de soi). CONTRAT REMPLI !

SETLIST

1. Introduction ~Where idiot should go~
2. Ending Story??
3. Deeper Deeper
4. Nothing Helps
5. C.h.a.o.s.m.y.t.h
6. Let’s Take it Someday
7. Jibun ROCK 
8. Clock Strikes
9. Be The Light
10. LIAR
11. Answer is Near 
12. NO SCARED
13. Re:make
14. Kanzen Kankaku Dreamer 
15. The Beginning
ENCORE
16. Wherever You Are
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