Nocturnal Bloodlust à Paris

En ce 16 juillet, Paris a accueilli le premier concert français de la première tournée européenne de Nocturnal Bloodlust. Ce fut Londres qui eut l’honneur d’ouvrir cette tournée. Cela faisait un moment que le groupe était attendu de pied ferme par ses fans européens…

 

Ce jour-là, la pluie avait épargné le pavé de la capitale. Il commençait à faire chaud… Et ce n’était que le début… En entrant dans La Boule Noire, le look de la majorité spectateurs disant clairement « ceci est un concert de visual kei ». Mais Nocturnal Bloodlust est-il vraiment un groupe de visual kei, en particulier ces derniers temps ? Ce concert devrait répondre à notre question.

À peine plus de la moitié de la salle fut remplie : seconde date pour une tournée annoncée tardivement sans compter sur une promotion qui aurait pu être meilleure. Malgré tout, ils ont réussi à faire un sold-out à Budapest.

 

En l’absence de première partie, on s’attendrait à commencer le concert par un morceau d’introduction, quelque chose de plutôt calme, un morceau qui nous fait entrer en douceur dans l’univers du groupe, sauf que… là où Genesis semble être ce type de morceau sur l’album, ce n’est guère le cas en live. Le public est soudainement lâché au milieu de la chasse. Le non sold-out commence à se révéler être une bénédiction. Un premier circle pit se forme. Punch me if you can enfonce le clou. Pogo, headbang, circle pit, et ce n’est que le début… La lutte est violente entre le chasseur et sa proie. Sur un Providence, le chasseur s’amuse, il relâche sa prise pour mieux lui planter ses crocs. L’atmosphère est chaude. Si chaude qu’après un « T.Y.R.A.N.T », le chasseur s’abreuve pour mieux fondre sur sa nouvelle proie d’un « Dead End » et d’un « Exceed ». La sueur et le sang coule. Il fait très chaud. Les gouttes de sueur s’envolent. Le chasseur termine sa proie sur un Malice against. Le morceau a perdu de sa puissance sur scène, la proie et la chaleur auraient-elles commencé à avoir raison du chasseur ?

Repu, le chasseur prend une pause bien mérité avec Sphere. D’un « Strength i need », il observe et reprendre son errance. Profiter du moment, de la nuit, mais la soif de sang se rappelle à lui… « I-V-III ». Après un MC* en anglais, la chasse doit reprendre. « NG+ », la faim se fait de plus en plus tenace. La proie est ferrée, il est temps de s’en délecter avec Strike in fact. Le groupe quitte la scène. Le public réclame un rappel. Le temps de s’éponger et de changer de haut, le groupe revient sur scène. Usant d’une photo de son chat pour mieux nous tromper l’ennemi, le chanteur nous assène un premier morceau de rappel qui est loin d’être un morceau calme. Le chasseur en veut plus avec « Last Relapse ». V.I.P conclut le concert en puissance. Mais il reste un goût de trop peu. La soif du public n’a pas encore été comblée… il en veut plus…

 

Les reverra-t-on en Europe comme ils disent le vouloir ? La prochaine fois, tableront-ils aussi sur les amateurs de metalcore et de deathcore et pas seulement sur les fans de visual kei ? Musicalement, et scéniquement (et même au niveau interaction avec le public), ils ont tout ce qu’il faut pour ça. Est-ce une question de peur ou de frilosité promotionnelle ? En tout cas espérons que ce concert chaud bouillant (dixit Masa) les encouragera à miser davantage sur le potentiel du public français, d’autant plus que l’antre des métalleux parisiens, l’Élysée-Montmartre, rouvre ses portes cette année…

 

Setlist
Genius
Punch me if you can
Providence
T.Y.R.AN.T
Dead end
Exceed
Malice against
Sphere
The strengh i need
I-V-III
NG+
Strike in fact

Rappel
Last Relapse
V.I.P

 

*MC : moment où les musiciens communiquent avec le public (par exemple, présentation des membres du groupe).

Publié le Catégories Live-ReportÉtiquettes , , ,
Publié le Catégories Live-ReportÉtiquettes , , ,

Laisser un commentaire